Paradoxe

C'est le plus beau compliment qu'on m'ait fait: tu es une fille paradoxale.
"Good Morning England" de Richard Curtis (en version originale, "The boat that rocked")
On n’attend pas grand chose d’autres de ce film qu’il nous divertisse, et il y réussit à merveille.
Le petit plaisir en plus, bien sûr, la bande originale. Et les acteurs. Bill Nighy et Phillip Seymour Hoffman sont fidèles à eux-même, complètement barrés. Quant à Tom Sturridge, le héros, il a gentillement la tête et le physique de l’emploi, le rôle lui va à merveille.
On se prend à rêver de se réveiller au milieu de cette bande de DJ déjantés , dans une mini robe et chaussés de hautes bottes blanches à la Gemma Aterton (Desiree) ou Talulah Riley (Marianne).
J’y suis même allé de ma petite larme (je suis une fille émotive) lorsque la “putain de flotte de bâteaux” arrivent pour sauver nos héros.
En bref, un film à voir un dimanche soir après une semaine un peu trop longue. Merci France 2!

"Good Morning England" de Richard Curtis (en version originale, "The boat that rocked")

On n’attend pas grand chose d’autres de ce film qu’il nous divertisse, et il y réussit à merveille.

Le petit plaisir en plus, bien sûr, la bande originale. Et les acteurs. Bill Nighy et Phillip Seymour Hoffman sont fidèles à eux-même, complètement barrés. Quant à Tom Sturridge, le héros, il a gentillement la tête et le physique de l’emploi, le rôle lui va à merveille.

On se prend à rêver de se réveiller au milieu de cette bande de DJ déjantés , dans une mini robe et chaussés de hautes bottes blanches à la Gemma Aterton (Desiree) ou Talulah Riley (Marianne).

J’y suis même allé de ma petite larme (je suis une fille émotive) lorsque la “putain de flotte de bâteaux” arrivent pour sauver nos héros.

En bref, un film à voir un dimanche soir après une semaine un peu trop longue. Merci France 2!

"Nighthawks" by Edward Hopper.
J’ai découvert ce tableau dans cette série un peu étrange que je regardais il y’a quelques années, “Dead like me” ( je la conseille aux adeptes de l’humour noir), et il m’a parlé.
Edward Hopper est un artiste américain, né en 1882. Il a commencé très jeune à s’intéresser à l’art et à dessiner. Il part étudier à New York, à la New York School of Art. Pendant près de 20 ans, il ne sera que professeur d’arts et ce n’est qu’en 1923 qu’il rencontre enfin le succès après son exposition au Whitney Studio Club.
On lui connaît un période parisienne, à ses débuts, puisque ses nombreux voyages en Europe l’ont fait tombé sous le charme du Vieux Continent et plus particulèrement de la ville lumière. Mais ici, c’est l’Amerique avec un typique “diner” que Hopper a choisi de représenter. Ce tableau lui aurait été inspiré par une nouvelle d’Hemingway, “The Killers”, ou deux tueurs attendent dans un bar l’arrivée de leur victime.
Pour la partie un peu plus technique, ce tableau de 1942 est  une huile sur toile mais ce n’est pas vraiment ce qui m’intéresse le plus.
Je ne connais rien à l’art, je ne l’ai jamais étudié. Ma plus grande entrée dans ce domaine,c’est d’écouter d’une oreille distraite “D’Art d’art” entre deux épisodes de Cold Case. Mais quand j’entre dans un musée, j’ai le même silence respectueux que dans une église ou une bibliothèque. Je ne m’arrête pas devant tous les tableaux mais quand l’un attire mon oeil, je peux rester devant comme un enfant devant un sapin de Noel.
Quand j’ai vu ce tableau, immédiatement, il m’a parlé. Je me suis identifié aux personnages, à cette femme en rouge qui attire le regard en premier, à l’homme à côté d’elle à qui elle ne parle pas, au serveur qui les observe en se demandant quand ils vont se décider à partir pour qu’il puisse fermer et surtout à cet homme qu’on ne remarque pas tout de suite, perdu dans son verre. Je me suis imaginé que j’aurais pu le peindre ( même si mon plus grand talent pour le dessin c’est de savoir faire un soleil qui sourit dans le coin d’une feuille), ce que j’en dirais si j’en discutais. J’ai même imaginé Hopper en train d’y réfléchir, de s’y pencher, d’éclaircir le coin du couple et du serveur, d’ombrager le dos de celui dont on ne voit que ce chapeau et ce dos.
En regardant ce tableau, je me sens transporté à New York, dans ce “diner”, parmi ces oiseaux de nuit ( le nom français de ce tableau) mais je n’ai rien à ajouter car comme le dit Hopper lui-même, “If you could say it in words, there would be no reason to paint.”

"Nighthawks" by Edward Hopper.

J’ai découvert ce tableau dans cette série un peu étrange que je regardais il y’a quelques années, “Dead like me” ( je la conseille aux adeptes de l’humour noir), et il m’a parlé.

Edward Hopper est un artiste américain, né en 1882. Il a commencé très jeune à s’intéresser à l’art et à dessiner. Il part étudier à New York, à la New York School of Art. Pendant près de 20 ans, il ne sera que professeur d’arts et ce n’est qu’en 1923 qu’il rencontre enfin le succès après son exposition au Whitney Studio Club.

On lui connaît un période parisienne, à ses débuts, puisque ses nombreux voyages en Europe l’ont fait tombé sous le charme du Vieux Continent et plus particulèrement de la ville lumière. Mais ici, c’est l’Amerique avec un typique “diner” que Hopper a choisi de représenter. Ce tableau lui aurait été inspiré par une nouvelle d’Hemingway, “The Killers”, ou deux tueurs attendent dans un bar l’arrivée de leur victime.

Pour la partie un peu plus technique, ce tableau de 1942 est  une huile sur toile mais ce n’est pas vraiment ce qui m’intéresse le plus.

Je ne connais rien à l’art, je ne l’ai jamais étudié. Ma plus grande entrée dans ce domaine,c’est d’écouter d’une oreille distraite “D’Art d’art” entre deux épisodes de Cold Case. Mais quand j’entre dans un musée, j’ai le même silence respectueux que dans une église ou une bibliothèque. Je ne m’arrête pas devant tous les tableaux mais quand l’un attire mon oeil, je peux rester devant comme un enfant devant un sapin de Noel.

Quand j’ai vu ce tableau, immédiatement, il m’a parlé. Je me suis identifié aux personnages, à cette femme en rouge qui attire le regard en premier, à l’homme à côté d’elle à qui elle ne parle pas, au serveur qui les observe en se demandant quand ils vont se décider à partir pour qu’il puisse fermer et surtout à cet homme qu’on ne remarque pas tout de suite, perdu dans son verre. Je me suis imaginé que j’aurais pu le peindre ( même si mon plus grand talent pour le dessin c’est de savoir faire un soleil qui sourit dans le coin d’une feuille), ce que j’en dirais si j’en discutais. J’ai même imaginé Hopper en train d’y réfléchir, de s’y pencher, d’éclaircir le coin du couple et du serveur, d’ombrager le dos de celui dont on ne voit que ce chapeau et ce dos.

En regardant ce tableau, je me sens transporté à New York, dans ce “diner”, parmi ces oiseaux de nuit ( le nom français de ce tableau) mais je n’ai rien à ajouter car comme le dit Hopper lui-même, “If you could say it in words, there would be no reason to paint.”

La victoire annoncée de François Hollande.
Non en ce soir d’élection présidentielle, je ne ferais pas d’originalité. Que ce soit dit, comme 51,7% des votants, j’ai voté pour François Hollande. Si j’avais du honnêtement voté pour quelqu’un que j’appréciais, je n’aurais pas voté. Mais j’ai commencé à voter aux dernières élections présidentielles et ce n’est pas encore quelque chose que j’ai pu faire. Et au premier tour, j’ai eu une vague d’hésitation juste avant d’entrer dans l’isoloir.
J’ai fait un de ses tests pseudo-politiques qui me disait que j’étais de gauche, à tendance centriste. Alors de toute évidence, j’aurais du voter Hollande ou Bayrou, mais je ne trouvais à aucun des deux la carrure d’un président. Mais bien sûr, tout est une question de point de vue. Quant à voter à droite, difficile à imaginer pour une fille qui a été élevé dans une famille de gauche ou ma tendance centriste a déjà fait grincé des dents. On ne peut pas vraiment dire le contraire, l’opinion politique familiale a une influence sur la manière dont nous votons. Je ne voulais pas de Sarkozy cinq ans de plus: la jeunesse aime le changement. Et Marine le Pen est vraiment trop connotée “raciste” (le pouvoir des étiquettes!) pour même l’envisager. Les autres soyons honnêtes, n’avaient pas grande chance de gagner. Les sondages ne laissent pas grande place à la liberté d’opinion, même dans le pays des droits de l’homme.
Alors j’ai voté François Hollande. Sans grande conviction mais je le referais sans doute. Certains voient avec lui l’ère d’une nouvelle présidence, attendons la suite…
Pour conclure, plusieurs formules me viendraient à l’esprit:
une très royaliste: le Président est parti, vive le Président.
une plus en chansons: Adieu Mr Le Président, on ne vous oubliera jamais.
une qu’une pub m’a fait chantonné pendant un bon moment: En revoir, en revoir Président!

La victoire annoncée de François Hollande.

Non en ce soir d’élection présidentielle, je ne ferais pas d’originalité. Que ce soit dit, comme 51,7% des votants, j’ai voté pour François Hollande. Si j’avais du honnêtement voté pour quelqu’un que j’appréciais, je n’aurais pas voté. Mais j’ai commencé à voter aux dernières élections présidentielles et ce n’est pas encore quelque chose que j’ai pu faire. Et au premier tour, j’ai eu une vague d’hésitation juste avant d’entrer dans l’isoloir.

J’ai fait un de ses tests pseudo-politiques qui me disait que j’étais de gauche, à tendance centriste. Alors de toute évidence, j’aurais du voter Hollande ou Bayrou, mais je ne trouvais à aucun des deux la carrure d’un président. Mais bien sûr, tout est une question de point de vue. Quant à voter à droite, difficile à imaginer pour une fille qui a été élevé dans une famille de gauche ou ma tendance centriste a déjà fait grincé des dents. On ne peut pas vraiment dire le contraire, l’opinion politique familiale a une influence sur la manière dont nous votons. Je ne voulais pas de Sarkozy cinq ans de plus: la jeunesse aime le changement. Et Marine le Pen est vraiment trop connotée “raciste” (le pouvoir des étiquettes!) pour même l’envisager. Les autres soyons honnêtes, n’avaient pas grande chance de gagner. Les sondages ne laissent pas grande place à la liberté d’opinion, même dans le pays des droits de l’homme.

Alors j’ai voté François Hollande. Sans grande conviction mais je le referais sans doute. Certains voient avec lui l’ère d’une nouvelle présidence, attendons la suite…

Pour conclure, plusieurs formules me viendraient à l’esprit:

  • une très royaliste: le Président est parti, vive le Président.
  • une plus en chansons: Adieu Mr Le Président, on ne vous oubliera jamais.
  • une qu’une pub m’a fait chantonné pendant un bon moment: En revoir, en revoir Président!
Les étiquettes sont notre manière de définir les gens que nous rencontrons.
Les paradoxes sont les surprises que nous découvrons quand nous apprennons à les connaître.

Les étiquettes sont notre manière de définir les gens que nous rencontrons.

Les paradoxes sont les surprises que nous découvrons quand nous apprennons à les connaître.